Paraparésie spastique héréditaire

Porté par : BRAIN-TEAM
Référents :
Clinicien(s) : Claire EWENCZYK
Biologiste(s): Eric LEGUERN

Présentation

Les paraparésies spastiques héréditaires (PSH) sont caractérisées par l’apparition, chez l’enfant ou l’adulte, d’une atteinte progressive des fibres longues motrices et sensitives profonde, responsable d’une atteinte motrice (spasticité, syndrome pyramidal, déficit) et sensitive profonde des membres inférieurs. Une atteinte vésico-sphinctérienne est fréquemment associée.

Les bases moléculaires des PSH et maladies apparentées sont nombreuses et hétérogènes, encore mal connues, avec à ce jour plus de 100 gènes impliqués, menant à des chevauchements avec d’autres catégories syndromiques  (ataxies cérébelleuse, leucodystrophies, syndromes parkinsoniens, NBIA : Neurodegeneration with Brain Iron Accumulation). Dans ce contexte, le séquençage très haut débit est aujourd’hui la stratégie recommandée.

Critères avant d’envisager
une discussion en RCP

Cas sporadique de début <50 ans ou cas familial :

  • Examen clinique complet précis
  • IRM cérébrale avec séquence T2*/SWI et sagittales T1, à compléter avec un scanner cérébral si doute sur des dépôts de Fer/calcium
  • IRM médullaire
  • Formes dominantes :
    • si ataxie cérébelleuse associée et si phénotype compatible: tester ataxies cérébelleuses par expansion SCA1,2,3,6,7,17,DRPLA, SCA36
  • Formes récessive, sporadique, liée à l’ X
    • Biomarqueurs 1 : Homocystéine, cholestanol, AGTLC a jeun, acide phytanique, acide pristanique, 25-27 OHC
    • Si ataxie cérébelleuse associée : Ataxie de Friedreich (sauf si atrophie cérébelleuse sévère)
  • Explorer les cadres dominant et récessif/sporadique/lié à l’X si le mode de transmission n’est pas clair

Envoi en duos au minimum, en trios si possible (sauf *)

  • Prélever ≥ 1 autre atteint (tous ceux disponibles, privilégier les atteints éloignés) et/ou
  • Prélever ≥ 1 parent sain :
  • Cas sporadique : les deux parents si possible
  • Apparenté sain (cousin premier degré..) : privilégier la branche « non à risque » ;
  • Apparenté sain mais à risque : privilégier ceux d’âge > à l’âge de début de la pathologie chez le cas index

Pénétrance incomplète et à expressivité variable des pathologies : attention au risque de diagnostic présymptomatique non souhaité chez les personnes à risque

* Prélèvement « en Solo » autorisé en exception : si début pathologie <20 ans ou argument en faveur d’une forme génétiquement déterminée (≥2 atteints, consanguinité )

Place du STHD dans la stratégie diagnostique

Cartographie des RCP

RCP
Type de la RCP
Ville du coordinateur
Nom, prénom, et mail du contact

RCP1

Régionale (Ile de France) Nationale Adulte
Paris-Pitié

RCP2

Régionale (Ile de France) Nationale Enfant
Paris-Trousseau

Diana RODRIGUEZ

diana.rodriguez@aphp.fr

Lydie BURGLEN

lydie.burglen@aphp.fr

RCP3

Interrégionale (Bretagne, Pays de la Loire, Centre Val de Loire)
Angers

Christophe VERNY

chverny@chu-angers.fr

Virginie PICHON

virginie.pichon@chu-angers.fr

RCP4

Interrégionale (Nouvelle Aquitaine, Rhône-Alpes)
Bordeaux

RCP5

Interrégionale (Grand Est, Bourgogne Franche-Comté)
Strasbourg

RCP6

Interrégionale (Occitanie, PACA)
Montpellier

RCP7

Interrégionale (Hauts de France, Normandie)
Lille